DOJO BRESTOIS - JUDO à BREST

Hikari Sasaki Cariou interwiévée dans le magazine côté Brest

Finistère. Judo : une championne olympique à Brest

Hikari Sasaki-Cariou, médaillée d’or à Séoul en 1988, participe à la saison 2018/2019 du Dojo brestois où elle donne des cours.

Publié le 9 Nov 18 à 11:36

Hikari Sasaki-Cariou enseigne au Dojo brestoisHikari Sasaki-Cariou enseigne au Dojo brestois(©Côté Brest)

Le Dojo brestois célèbre cette année ses 60 ans. Et quoi de mieux que la première championne olympique féminine pour souffler ses bougies sur son tatami ?

Hikari Sasaki-Cariou a remporté l’or à Séoul en 1988 en moins de 66 kg. Celle qui a commencé le judo à l’âge de 13 ans, après plusieurs années d’athlétisme, a accepté le défi de partager son expérience avec les judokas brestois une fois par mois jusqu’en juin 2019.

Les judokas ici sont plus difficiles à coacher. Ici je suis Hikari, au Japon je suis Maître. 

Son plus beau souvenir

Diplômée de sport à l’âge de 23 ans, elle a grandi au pied du Mont Fuji et enseigne la discipline depuis près de 30 ans. Elle a posé son kimono et sa ceinture noire dans les vestiaires de plusieurs dojos finistériens, notamment celui de son mari Yves-Marie Cariou, cofondateur du dojo Sanshiro à Quimper.

Je suis venue au Dojo brestois il y a 15 ans pour un stage de Noël sans savoir que mon futur mari était présent sur le tatami. 

Elle raconte avec émotion son plus beau souvenir:

C’est ma rencontre avec Keiko Fukuda à San Francisco. Elle était 9e dan et surtout la dernière élève vivante de Kano Jigoro, l’inventeur du judo. 

La devise de cette dernière, Tsuyoku, Yasashiku, Utsukushiku, que l’on pourrait traduire par “Sois fort, sois doux, sois beau, dans ton âme, ton corps et ton esprit”, est ce que Hikari Sasaki-Cariou transmet à ses élèves. «Pour moi, le respect est fondamental dans l’apprentissage du judo.»

La barrière de la langue

Son intégration en France n’a cependant pas été des plus faciles. «Surtout avec la barrière de la langue. Un stress quotidien.» Arrivée pour la première fois à 18 ans pour une compétition internationale, elle ne savait pas que cela allait devenir son pays d’adoption. C’est à 36 ans qu’elle a rejoint cette « grande nation du judo ». Avec des surprises : «Venir maquillée et peignée au judo était très étonnant pour une Japonaise comme moi.»

Gentillesse et modestie

La judokate, dont la spécialité est le travail au sol et la technique du Uchi Mata, se remarque partout où elle passe par son écoute, sa simplicité, sa gentillesse et surtout sa modestie : «Oui je suis championne, j’ai gagné, mais ce n’est pas grand chose.» 

C’est en repensant à Keiko Fukuda qu’elle relativise, démontrant que le judo est un grand cercle avec une petite partie consacrée à la compétition. Et donne un joli conseil aux jeunes filles qui aimeraient être comme elle : «Pour être premier dans ce sport, il faut être premier ici », termine-t-elle en se tapant la poitrine avec un joli sourire.

David Ferec

Infos pratiques :
Cours avec Hikari Sasaki-Cariou
lundi 26 novembre 2018
et  lundi 17 décembre
au Dojo brestois
51, rue du Château à Brest.
http://dojobrestois.fr
Tél. 02 98 44 53 63.

 


Publié le 30/11/2018 - Retour aux actualités